\n'); } //-->
La géothermie consiste à capter la chaleur de la croûte terrestre pour produire de la chaleur ou de l’électricité.
On appelle gradient géothermique l'augmentation de température constatée dans le sous-sol à mesure que l'on s'éloigne de la surface.
Le gradient moyen sur les continents est d'environ 3°C tous les 100 mètres. Mais en certains points du globe, notamment dans les bassins d'effondrement ou les régions volcaniques, ce gradient est plus élevé, sous l'effet de la circulation d'eau géothermale à grande profondeur dans les fractures et/ou sous l'effet de l'intrusion de magma dans la croûte terrestre.
Par exemple, il est en moyenne de 10°C /100 mètres jusqu'à 1000 mètres de profondeur en Alsace (France), de 12°C / 100 mètres jusqu'à 2600 mètres à Larderello (Italie), et peut atteindre 15 °C/100 mètres jusqu'à 2000 mètres en Islande ou en Nouvelle-Zélande.
Le plus souvent, l'eau des gisements géothermiques aquifères circule horizontalement dans une roche plus ou moins poreuse. Comme la température de ce type de gisement est en général inférieure à 100°C, elle reste liquide et ne peut être utilisée que pour des applications de chauffage.
En France, c'est le cas du bassin parisien où une trentaine de centrales alimentent des logements en chauffage et en eau chaude grâce à une ressource d'eau géothermale d'une température de l'ordre de 75°C.
Ce procédé vise à produire de l'électricité grâce au potentiel énergétique des roches chaudes fissurées, dans lesquelles circule de l'eau géothermale en grande profondeur.
Le projet européen de Soultz-sous-Forêts (Alsace), auquel EDF participe, consiste à remonter par pompage l'eau géothermale circulant dans un réservoir naturellement fracturé, à lui prendre ses calories en surface puis à la réinjecter dans son milieu naturel où elle ira se réchauffer.
L'eau étant à Soultz naturellement agressive, elle doit être maintenue sous pression en surface pour éviter la dégradation rapide des installations. Le transfert de calories se fait par des échangeurs de chaleur dans lesquels circule également un fluide intermédiaire. D'ici fin 2009, le but est de récupérer 15 MW thermiques à près de 200°C, pour générer 1,5 MW électriques.
Après les premiers kWh injectés lors des essais de l'été 2008, c'est l'aboutissement d'une longue période de mise au point technologique des équipements. Par la suite, un deuxième module de puissance équivalente pourra compléter les installations existantes.
A voir également