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Thermique à flamme

Flexible, réactif et performant, le thermique à flamme contribue à l'efficacité du parc de production d'EDF. Avec 4 600 GW de puissance en fonctionnement dans le monde, le Groupe est un acteur majeur de ce mode de production d'électricité.
La centrale thermique de Martigues La centrale thermique de Martigues en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Savoir-faire mondialement reconnu

Avec 48 GW de capacité brute installée dans le monde, EDF est un acteur de référence du thermique à flamme. Le parc thermique à flamme produit 80 TWh par an et représente 13% du mix énergétique du Groupe, avec de fortes disparités selon les pays : entre 3 et 5 % de la production en France continentale, 77% en Italie.

Au sein de cette filière qui représente deux tiers de la production mondiale d'électricité, le Groupe a su faire valoir son expertise d'architecte ensemblier sur des projets faisant appel aux technologies les plus performantes : Norte Fluminense au Brésil, Phu My au Vietnam ou Sloe aux Pays-Bas sont des exemples d'installations qu'EDF a réalisées.


Adaptation à la demande d'électricité

En complément de l'énergie nucléaire et de l'hydraulique, l'énergie thermique à flamme est un élément essentiel du mix-énergétique d'EDF. En France continentale, le thermique à flamme représente entre 3 et 5% de la production d'électricité d'EDF et joue un rôle essentiel de bouclage.

L'électricité ne pouvant être stockée, EDF adapte en effet en temps réel sa capacité de production à la consommation. Le thermique à flamme dont les temps de démarrage sont relativement courts, permet de faire face aux importantes variations de la demande, par exemple les jours de grand froid (énergie de pointe) ou en l'absence de vent ou de soleil pour les ENR.


Modernisation des sites

En France, le parc thermique à flamme a fait l'objet d'un programme de modernisation de grande ampleur depuis 2007 avec la réactivation de 2 600 MW de centrales fioul et la mise en service de 6 turbines à combustion pour une puissance totale de 1 060 MW. EDF a également mis en service en 2011 le cycle combiné gaz (CCG) de Blénod (Lorraine). D'une puissance de 430 MW, il a été conçu pour fonctionner 25 ans environ, afin de produire l'électricité nécessaire à l'alimentation de la région, notamment après l'arrêt des 3 tranches de charbon.

Le Groupe a également transformé la centrale de fioul de Martigues par une opération de « repowering »  en 2 cycles combinés de 465 MW chacun, fonctionnant au gaz naturel.

EDF a en outre engagé un partenariat avec General Electric pour le développement d'un cycle combiné gaz nouvelle génération en terme de performances techniques (510 MW atteignables en moins de 30 minutes, 61 % de rendement) et environnementales (émissions de CO2 inférieures de 10 % à celles d'un CCG classique). Sa mise en service est prévue en 2016 sur le site de Bouchain.

A l'international, les investissements dans les centrales à gaz ont permis de mettre en service 3 nouveaux CCG de 437 MW chacun sur le site de West Burton au Royaume-Uni pour la filiale EDF Energy. En Italie, la filiale du groupe Edison a mis en service 8 CCG entre 2001 à 2007 (7 000 MW au total avec Edipower), puis a créé avec Hellenic Petroleum une société commune en Grèce pour exploiter un CCG de 400 MW et en développer un deuxième. 

Le groupe EDF se mobilise sur des technologies innovantes qui permettent de produire une énergie plus compétitive et plus performante sur le plan environnemental (charbon propre, CCG nouvelle génération, captage et stockage de CO2, production concentrée d'électricité et d'eau douce) 


Préservation de l'environnement

Depuis 10 ans, EDF a réduit de 50% ses émissions atmosphériques de ses centrales thermiques à flamme, en utilisant des combustibles de meilleure qualité et en équipant progressivement ses centrales des systèmes de dépollution des plus modernes. Plusieurs techniques ont été développées :

  • la désulfuration des fumées de charbon ou lavage des fumées, permet de réduire de 90 % les émissions de dioxyde de soufre ;
  • la dénitrification élimine 80% des émissions d'oxyde d'azote ;
  • les dépoussiéreurs éliminent 99% des poussières ;
  • les brûleurs « bas Nox », installés en 2011-2012 sur 2 tranches fioul, réduisent de 50 à 70 % ces émissions

Par ailleurs, EDF recycle 100 % des cendres issues de la combustion du charbon.

Enfin, le Groupe poursuit ses recherches pour réduire davantage les émissions de CO2 de ses centrales thermiques. Il est engagé à l'international dans le développement des centrales à charbon dernières générations plus performantes sur le plan environnemental et travaille sur l'optimisation des techniques de captage et stockage de CO2 , afin d'en réduire les émissions dans l'atmosphère.

  • Centrale de cogénération Kelenfold, Budapest (Hongrie)
  • Bâches fioul sur le site de Vaires-sur-Marne.
  • Détail des installations du centre.
  • Centrale thermique de Porcheville. Un des trente six bruleurs de la centrale.
  • Détail d'une unité fioul de Porcheville B2 (600 MW)

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